PARSADA 2025–2026 (FranceAgriMer – Ecophyto 2030)
Accélérer la sortie de dépendance aux produits phytopharmaceutiques, ce n’est pas “trouver une alternative” : c’est prouver une efficacité agronomique robuste, sécuriser l’adoption (coûts, organisation, risques), et passer du pilote au déploiement. L’AAP PARSADA 2025–2026 (FranceAgriMer – Ecophyto 2030) vise à financer des projets de R&D et de déploiement d’alternatives, du TRL 4 au TRL 9.
Résumé exécutif
Objectif : accélérer la R&D et le déploiement d’alternatives pour réduire la dépendance aux produits phytopharmaceutiques.
Type de projet : mono-partenaire ou collaboratif.
Maturité : TRL 4 à 9.
Durée : de 36 mois à 5 ans.
Budget minimum : 50 k€.
Aide : subvention, avec un taux pouvant aller de 20% à 100% selon la nature du porteur et des travaux.
Aide maximale : 7,5 M€ par projet.
Calendrier : appel ouvert jusqu’au 31/12/2026, avec relèves intermédiaires.
Dépôt : plateforme FranceAgriMer.
Ce que finance l’AAP
Le dispositif finance des projets qui transforment une alternative prometteuse en solution déployable, notamment :
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la mise au point et la validation d’alternatives techniques (itinéraires, technologies, variétés, méthodes) ;
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des démonstrations terrain et expérimentations multi-sites (robustes, répétables, transférables) ;
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la pré-industrialisation / industrialisation et l’outillage du passage à l’échelle (production, qualité, logistique, formation) ;
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des actions de déploiement : appropriation, accompagnement, preuve de valeur, montée en capacité des acteurs.
Familles d’alternatives attendues
Selon le besoin filière/culture, les projets peuvent porter sur :
-
biocontrôle, méthodes biologiques, solutions fondées sur le vivant ;
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innovations variétales et leviers agronomiques (tolérance/résistance, rotations, couverts, associations) ;
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équipements et pratiques alternatives (désherbage mécanique, stratégies culturales, protection physique) ;
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outils numériques d’aide à la décision et pilotage (observation, modélisation, seuils, planification) ;
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combinaisons de leviers (approche “systèmes”) visant une réduction durable et mesurable.
Qui peut candidater ?
Le dispositif peut accueillir des projets portés par :
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entreprises (PME/ETI/GE), start-ups, éditeurs et fabricants de solutions ;
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instituts techniques, organismes de recherche, établissements d’enseignement ;
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organisations de producteurs, structures de filière, acteurs de l’expérimentation ;
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consortiums mixtes (recherche–entreprises–terrain), souvent les plus solides quand l’objectif est le déploiement.
Conditions clés (à retenir)
Un projet robuste démontre généralement :
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une cible claire : culture(s), bioagresseur(s), situation(s) d’usage, et niveau de dépendance visé ;
-
une trajectoire TRL cohérente : du “prototype validé” jusqu’au déploiement (selon ambition) ;
-
un protocole d’évaluation crédible : efficacité, répétabilité, conditions d’emploi, risques, limites ;
-
une stratégie d’adoption : coûts complets, impacts organisationnels, incitations et formation ;
-
des indicateurs : réduction d’usage, performances agronomiques, impacts environnementaux et économiques.
Modalités de financement
Forme : subvention.
Taux : modulés entre 20% et 100% selon la nature du porteur et la typologie des travaux.
Plafond : 7,5 M€ d’aide maximale par projet.
Point d’attention : les projets les mieux financés sont généralement ceux qui démontrent un passage à l’échelle crédible et une mesure d’impact robuste.
Dépenses éligibles (repères pratiques)
Selon la nature des travaux, un dossier solide anticipe une structuration claire des coûts, par exemple :
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personnel affecté au projet (R&D, essais, data, ingénierie, déploiement) ;
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sous-traitance technique (essais, analyses, développement, industrialisation) ;
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équipements et moyens nécessaires aux expérimentations et démonstrations ;
-
consommables, prestations de terrain, instrumentation et collecte de données ;
-
actions de diffusion, formation, transfert et accompagnement au déploiement.
Ce qui fera la différence au moment de la sélection
Les critères décisifs se lisent souvent comme une triple preuve : impact, robustesse, adoption.
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impact : réduction mesurable et crédible de la dépendance, sur un périmètre pertinent ;
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robustesse : preuves terrain, multi-contextes, limites connues, plan de gestion des risques ;
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adoption : modèle économique, capacité à équiper/accompagner, acteurs relais, plan de diffusion ;
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cohérence filière : articulation avec les besoins et contraintes réelles (saisonnalité, main d’œuvre, coûts, réglementation).
Calendrier
Ouvert jusqu’au 31/12/2026, avec relèves intermédiaires.
Conseil pratique : raisonner “date de relève” comme une date de décision, et viser un dossier prêt suffisamment en amont (essais, lettres d’engagement, budget stabilisé).
Comment déposer ?
Le dépôt se fait via la plateforme FranceAgriMer.
Prévoir un dossier structuré, généralement avec : description du projet, consortium (si applicable), plan de travail, budget, méthodologie d’évaluation, trajectoire de déploiement, indicateurs d’impact, pièces administratives.
Checklist Neobiis
Assurez-vous d’avoir :
-
un objectif d’impact explicite : réduction visée, périmètre, indicateurs, méthode de calcul ;
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une démonstration terrain solide : protocole, sites, répétitions, plan d’analyse, seuils de succès ;
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une trajectoire TRL claire : lots, jalons, logique go/no-go, plan de mitigation des risques ;
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une stratégie d’adoption : coûts complets, organisation, formation, preuves d’intérêt utilisateur ;
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un consortium “à la bonne maille” : recherche + terrain + acteur(s) de déploiement/industrialisation ;
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un budget aligné : cohérent avec l’ambition (R&D vs déploiement) et avec le plafond d’aide ;
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une trajectoire de passage à l’échelle : capacité de production/formation, diffusion, acteurs relais.
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