Prise de Risque Amont Aval et Massification de pratiques visant à réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques sur les exploitations agricoles
Massifier la réduction d’usage des produits phytopharmaceutiques, ce n’est pas seulement “diffuser une solution” : c’est organiser l’adoption à grande échelle (preuves terrain, formation, logistique, incitations, services), en s’appuyant sur des acteurs économiques au plus près de l’amont agricole. L’AAP PRAAM (Bpifrance – France 2030) vise précisément ce passage du “ça marche” au “ça se déploie”.
Résumé exécutif
Objectif : massifier des pratiques réduisant l’usage des produits phytopharmaceutiques, via des acteurs économiques en lien direct avec l’amont agricole (diffusion, accompagnement, services, organisation de filières).
Positionnement : logique “déploiement” et “passage à l’échelle”, avec des résultats mesurables sur le terrain.
Calendrier : guichet ouvert jusqu’au 14/04/2026.
Ce que finance l’AAP
Le dispositif cible des projets qui rendent possible l’adoption large et durable de solutions de réduction des phytos, par exemple :
-
déploiement opérationnel de pratiques et solutions alternatives (approche systèmes, combinaisons de leviers) ;
-
outillage du conseil et de la décision (protocoles, services, outils de pilotage, indicateurs, suivi) ;
-
structuration de chaînes d’adoption (formation, démonstration, accompagnement, SAV agronomique) ;
-
dispositifs de massification (animation réseau, packages technico-économiques, mécanismes d’engagement) ;
-
capitalisation et preuves : mesure d’impact, retours d’expérience, reproductibilité multi-contextes.
Qui peut candidater ?
Le programme vise des acteurs économiques capables d’entraîner rapidement un grand nombre d’exploitations et d’opérateurs, typiquement :
-
entreprises de l’amont agricole, coopératives, négoces et réseaux de distribution ;
-
acteurs du machinisme, de l’agtech, du biocontrôle, du conseil et des services ;
-
structures de filière capables de porter un déploiement et une animation à l’échelle ;
-
partenariats opérationnels (ex. acteur économique + réseau terrain + expertise agronomique), lorsque cela renforce l’exécution.
Conditions clés (à retenir)
Un dossier solide démontre généralement :
-
une cible claire : cultures, bioagresseurs, situations d’usage, et niveau de dépendance à réduire ;
-
une stratégie de massification : combien d’exploitations, quel réseau, quel modèle d’accompagnement, quel calendrier ;
-
une robustesse terrain : preuves d’efficacité, limites connues, gestion des risques agronomiques ;
-
une logique d’adoption : coûts complets, impacts organisationnels, contraintes de main d’œuvre, acceptabilité ;
-
des indicateurs : réduction d’usage, performances agronomiques, impacts environnementaux et économiques.
Modalités de financement
Le guichet vise à soutenir des projets “prêts à déployer” et structurés pour délivrer des résultats mesurables.
La forme de l’aide et les intensités dépendent du cadrage du dispositif (nature du porteur, type d’actions, assiette retenue). L’enjeu central reste l’incitativité : démontrer que le financement accélère réellement la massification.
Dépenses éligibles (repères pratiques)
Selon le périmètre retenu, on retrouve le plus souvent :
-
coûts de personnel projet (déploiement, animation, support agronomique, data/mesure) ;
-
prestations et sous-traitance (essais, mesure d’impact, ingénierie de déploiement, formation) ;
-
coûts liés aux démonstrations et au déploiement (matériel terrain, instrumentation, logistique) ;
-
actions de transfert et d’adoption (formation, communication technique, production de référentiels).
Ce qui fera la différence au moment de la sélection
Les dossiers qui performent combinent trois preuves : impact, exécution, passage à l’échelle.
-
impact : réduction crédible et mesurable, avec méthode de calcul et scénario de référence ;
-
exécution : capacité opérationnelle, réseau mobilisé, gouvernance, plan de déploiement ;
-
passage à l’échelle : modèle économique, mécanismes d’engagement, duplicabilité multi-territoires ;
-
gestion des risques : agronomiques, économiques, et adoption (freins identifiés et leviers traités).
Calendrier
Guichet ouvert jusqu’au 14/04/2026.
Conseil pratique : raisonner “guichet” comme une logique d’instruction au fil de l’eau : déposer dès que les preuves terrain, le plan de déploiement et le budget sont stabilisés.
Comment déposer ?
Le dépôt se fait via la plateforme de dépôt opérée par Bpifrance, avec un dossier structuré (présentation, plan de déploiement, impacts, budget, pièces administratives).
Point d’attention : sécuriser en amont les éléments clés attendus (preuves, réseau, indicateurs, reste à charge) pour éviter les allers-retours d’instruction.
Checklist Neobiis
Assurez-vous d’avoir :
-
une cible d’impact explicite : cultures, bioagresseurs, zones, et réduction visée ;
-
une proposition “déploiement” complète : offre, accompagnement, formation, support, logistique ;
-
un dispositif de preuve et de mesure : indicateurs, méthode, collecte, reporting ;
-
un réseau prêt à exécuter : partenaires, maillage, engagements, plan de montée en charge ;
-
un budget aligné avec la massification : ressources déploiement, coûts terrain, mesure d’impact ;
-
une stratégie d’adoption : coûts complets, incitations, gestion des risques et freins utilisateurs.
Besoin d’un accompagnement ? Neobiis sélectionne le meilleur expert pour maximiser vos chances (cadrage stratégique, structuration du plan de déploiement, impacts, budget, dossier) et sécuriser la mobilisation jusqu’au dépôt.